On a tendance à considérer l'identité comme quelque chose de stable. Comme un état auquel on parvient.
Mais si vous y prêtez attention un instant, on n'a pas vraiment cette impression.
Un jour, vous vous réveillez concentré ; un autre, distrait. Certains jours, vous vous sentez ouvert ; d’autres, plus renfermé. Vous pouvez passer par tous ces états en l’espace d’une seule semaine, voire d’une seule journée. Et pourtant, avec le temps, certaines habitudes s’ancrent. Non pas parce que vous les avez choisies délibérément, mais parce que vous y êtes revenu si souvent qu’elles ont fini par faire partie de vous.
C'est justement ce qu'on a tendance à oublier.
Ce qui nous façonne n’a généralement rien de spectaculaire. Ce ne sont pas les grandes décisions ni les tournants évidents. C’est la répétition de petites choses : ce à quoi vous prêtez attention, ce dont vous vous entourez, ce vers quoi vous revenez sans cesse sans même y penser.
Ces répétitions tracent discrètement la voie.
Les traditions anciennes décrivaient cela à leur manière. Elles parlaient d'attention, d'intention, de l'importance de ce sur quoi on se concentre. La psychologie moderne aborde le sujet différemment, mais aboutit à une conclusion similaire. Ce sur quoi vous vous concentrez influence la façon dont vous interprétez le monde. Cette interprétation détermine votre comportement. Et au fil du temps, ces actions renforcent une certaine image de vous-même.
On ne devient pas quelqu'un du jour au lendemain. On s'y met petit à petit.
Cela soulève une autre question. Non pas « qui suis-je ? », mais « vers quoi vais-je, sans m'en rendre compte ? »
Car, en réalité, on avance toujours vers quelque chose.
Même ce qui semble neutre ne l’est pas vraiment. Les environnements dans lesquels vous évoluez, les stimuli que vous répétez, les signaux auxquels vous vous exposez : tout cela facilite return certains états. Ils n’imposent rien, mais ils réduisent les résistances dans une direction particulière.
Et dès qu'on peut facilement return , cela devient familier. Au bout d'un certain temps, cela devient une habitude.
Il y a quelque chose d'intéressant dans ces mots, dans ce contexte.
Pas dans un sens mystique, mais d’un point de vue pratique. Un simple mot peut évoquer des associations, des souvenirs, des émotions, des idées sur qui vous êtes ou qui vous souhaitez devenir. Lorsque vous y revenez régulièrement, il peut servir en quelque sorte de point d’ancrage. Ce n’est pas quelque chose qui vous transforme en soi, mais plutôt quelque chose qui oriente doucement votre attention dans une direction précise.
Et l'attention, avec le temps, a le don de façonner les choses.
Si c'est vrai, alors même les petits signaux réguliers finissent par avoir plus d'importance qu'il n'y paraît au premier abord. Non pas parce qu'ils changent tout du jour au lendemain, mais parce qu'ils s'inscrivent dans la dynamique.
Peut-être que l'identité n'est pas quelque chose que l'on définit une fois pour toutes.
C'est peut-être quelque chose que tu renforce, discrètement, à travers ce return tu return sans cesse.
Et si tel est le cas, la question qui se pose alors est la suivante :
Est-ce que tu choisis ces schémas, ou est-ce que tu ne fais que les reprendre ?
Une extension discrète de cette idée
La plupart de nos œuvres s'articulent autour de ce principe : de petits repères récurrents return on return .
Un seul mot, placé à un endroit que seul celui qui porte le vêtement peut voir, à l'intérieur de l'encolure des t-shirts, et plus visible sur hoodies sweatshirts.
Quelque chose qui conserve une orientation interne tout en permettant de l'exprimer à l'extérieur.